Lorsque j'annonce que je pratique un art-martial, on me pose généralement deux questions :
" -Tu pratiques quoi ?",
suivi irrémadiablement d'un :
"- Yossss...euuuh...quoi ?".
Je profite donc de ce petit espace web pour vous parler du Yoseikan Budo...
Définition personnelle du Yoseikan Budo
Le Yoseikan Budo est un art-martial Japonais (ou plutôt Occidento-Japonais, mais on y reviendra plus tard) alliant la tradition martiale nippone à la modernité des sports de combats modernes.
Voilà, ça c'était pour la phrase d'accroche marketing d'introduction. Maintenant, entrons un peu plus dans les détails.
Le Yoseikan Budo est une discipline fondée par Maître Hiroo Mochizuki, traitant tous les aspects du combat sous une forme globale, sans chercher à cloisonner les techniques. Pour cela elle repose sur un principe de génération de force appelé ondulation - mais je préfère le terme de lancement d'onde - applicable quelque soit la technique, avec ou sans arme.
Il existe donc quelques formes d'ondulation de base, en fonction de la direction dans laquelle on souhaite diriger la force et du mouvement que l'on souhaite accomplir, à partir desquelles on développe toutes les techniques du Yoseikan Budo. Autrement dit, à la base de toute technique de Yoseikan Budo, se trouve l'une des formes d'ondulation.
Maître Hiroo Mochizuki désigne ce principe sous la forme "1 = Tout". On ne doit donc pas définir le Yoseikan Budo comme un catalogue de techniques mais plutôt comme une approche globale du combat, où toutes les techniques sont basées sur un principe commun.
On distingue toutefois deux approches du Yoseikan Budo : Yoseikan Traditionnel et Yoseikan Sportif. L'une désigne la pratique des techniques martiales, des katas, des armes du kobudo, l'autre la pratique ludique, avec protections et/ou armes en mousses dont le but est de développer les qualités physiques du pratiquant mais aussi certaines notions difficilement accessibles lors de la pratique purement technique : notions de timing, d'anticipation, d'adaptation... Mais qu'il s'agisse de l'une ou de l'autre, la pratique du Yoseikan Budo s'appuie sur le principe d'ondulation et sur une forme de corps qui fait la particularité de notre discipline.
Particularité du Yoseikan
Un peu plus haut, je parlais d'art-martial Occidento-Japonais. Pourquoi ? Tout simplement parce que Maître Hiroo Mochizuki, le fondateur du Yoseikan Budo est installé en France depuis les années 60 (actuellement à Aix-En-Provence) et qu'il y a mis au point sa discipline. De nature curieuse, il s'est également initié aux sports de combat occidentaux, notamment les boxes anglaise et française et s'est intéressé de près à la façon de travailler des athlètes dans les sports non martiaux (tennis, athlétisme...). Toutes ces influences se retrouvent donc dans le Yoseikan Budo, notamment dans sa forme de corps.
Comme nous le verrons dans la suite de l'article, le Yoseikan Budo se distingue par ailleurs, par une homogénéité dans sa pratique. Il ne s'agit pas d'un assemblage disparate d'arts-martiaux et de sports de combats différents, mais d'un tout homogène et cohérent. Tout ce que vous ferez dans la partie sportive vous servira pour la partie traditionnelle, tout ce que vous ferez à mains nues vous servira pour les armes et vice-versa. Les enchaînements des Kata, par exemple, sont tout-à-fait exploitables en combat sportif, avec ou sans armes, en frappes, clés ou projection selon l'interprétation qu'on en fait.
Une logique commune à toutes les techniques
La genèse du Yoseikan Budo
Dans l'introduction de cet article, je précisais que le Yoseikan Budo n'était pas une simple synthèse mais un tout homogène. Toutes les techniques partent, en effet, d'un principe commun que Maître Mochizuki a appelé le mouvement ondulatoire. Voici en quelques mots, le cheminement qui l'a amené à découvrir ce principe.
Réaliser la synthèse, c'était donc vraiment dur. C'est comme si pour faire un arbre on ramassait des branches et qu'on essayait ensuite de les coller entre elles. Mais mon approche du problème a effectivement changé lorsque j'ai trouvé le système du lancement de l'onde. J'ai compris alors que j'avais trouvé le tronc, sans lequel on ne peut pas « faire un arbre ». Les racines, c'est l'esprit, mais le tronc c'est le mouvement de l'onde qui représente physiquement le lien entre sport et arts martiaux.
À partir de là tous les éléments du puzzle se sont mis en place naturellement. Par exemple, quand on observe le « service » de tennis on visualise une onde qui part du pied et qui, au bout, envoie la balle. Au football c'est le contraire, on envoie l'onde devant et c'est elle qui frappe et projette le ballon.
Tout est parti de là : atemis, projections, les armes aussi.
Dans cette interview, il raconte comment l'idée d'une synthèse des arts-martiaux est venue à son père (Minoru Mochizuki) lors d'une démonstration improvisée d'Aikido durant laquelle celui-ci a combiné des techniques de Judo et d'Aikido. Il explique comment, suite aux demandes répétées de son père, il s'est lancé dans une recherche de synthèse martiale, pour finalement découvrir le principe d'ondulation et fonder le Yoseikan Budo.
Un = Tout
Le yoseikan n'est donc pas une simple synthèse de différents systèmes de combats mais un système global et cohérent basé sur le principe d'ondulation.
A partir d'un même principe, d'une même forme de corps, le pratiquant de Yoseikan Budo sera donc capable de développer des techniques diverses, à toutes les distances de combat (corps-à-corps, poings, pieds-poing, armes...).
Par exemple, grande amplitude et faible fréquence pour une projection, amplitude moyenne et fréquence moyenne pour une frappe à distance et amplitude courte, fréquence élevée pour une frappe au contact ou un dégagement de saisie.
Vous l'aurez donc compris, au Yoseikan Budo, travailler le corps-à-corps, les atemi, les armes, ce n'est pas apprendre trois pratiques différentes et cloisonnées, mais exploiter à des distances différentes un même principe commun.
Maintenant que vous avez, je pense, saisi la philosophie du Yoseikan Budo, laissez-moi vous présentez concrètement sa pratique...
L'ondulation, la vibration
Dans le chapitre précédent, je vous ai présenté comment Hiroo Mochizuki a découvert le tronc commun entre toutes les techniques martiales (l'ondulation) pour aboutir à la naissance du Yoseikan Budo. Voyons maintenant en quoi consiste cette fameuse ondulation.
Puisqu'une image vaut mieux qu'un long discours, une succession d'images animées vaut certainement mieux qu'un roman fleuve. Je vais donc laisser la place aux experts pour vous expliquer tout ça (et par ailleurs, je ne suis pas vraiment compétent pour le faire...).
Note : je n'affiche pas directement toutes les videos pour ne pas alourdir la page.
Principes d'ondulation et de vibration illustrés par Hiroo Mochizuki lui-même
Yoseikan Budo - Mouvement ondulatoire
La vague, l'ondulation, la vibration
Je vous donne trois liens vers des vidéo explicatives de Laurent Steenis, 5° dan, directeur technique de la fédération de Belgique :
Différences entre la vague, l'onde et la vibration
L'ondulation dans les Kata
Bien entendu, puisqu'il s'agit en quelque sorte de la clé de voute du Yoseikan Budo, l'ondulation se retrouve dans tous les Kata. En particulier dans Tanto Happo qui est "l'étude de l’envoi de puissance par le mouvement ondulatoire" (sic le site officiel). Notez bien le travail des hanches et les transferts de poids.
Et après ?
Une fois comprise la logique de fonctionnement du Yoseikan Budo, son apprentissage devient bien plus aisé, puisqu'à partir de quelques mouvements de base, on va developper l'ensemble des techniques de la discipline.
Yoseikan Budo traditionnel
Je vais faire une lapalissade, mais la pratique traditionnelle concerne tout ce qui n'est pas la pratique sportive. :-D
Vous voilà bien avancé ! Pour faire simple : le Goshin-Jutsu (techniques de défense), les kata, les armes du Kobudo, le Iai do (art de dégainer le sabre), et pour les plus chanceux le Ba-Jutsu, l'équitation martiale ! Malheureusement, très peu de clubs sont suffisamment riches et équipés pour entretenir des chevaux... en tout cas, à Dijon, nous n'avons pas cette chance. 
Yoseikan Aiki
Il s'agit, au départ, ni plu ni moins que de l'Aiki-Jutsu qu'enseignait Minoru Mochizuki dans son Dojo. Hiroo l'a donc intégré à son art et l'a fait évolué en concordance avec les principes fondamentaux du Yoseikan Budo.
On retrouve dans le Yoseikan Aiki, toutes les techniques de clés, projections et immobilisation.
Démonstration de Yoseikan Aiki (la première minute), même si pour le coup, je trouve la forme de corps plus "Aikibudo" que "Yoseikan Aiki".
Yoseikan Karate
Ce qu'on appelle Yoseikan Karate regroupe le travail des Kata et leurs bunkai (applications contre un ou plusieurs adversaires).
Le travail des bunkai est très intéressant dans l'optique de travail du Yoseikan Budo, puisqu'il s'agit, à partir d'un mouvement de base du Kata, d'imaginer des applications possibles à toutes les distances de travail. Par exemple, ce qui semble être au départ un simple blocage suivi d'un frappe, devient, en gardant la même forme de corps, une luxation, une projection, un enchainement avec une ou deux arme(s)...
Voici un exemple de Bunkai du premier enchainement d'Happoken Yodan sur plusieurs adversaires, par Laurent Steenis.
Yoseikan Kenjutsu
Il s'agit du travail des armes. Du plus court au plus long : Tanto, Tonfa, Saï, Nunchaku, Sabres, Jô, Bô, Naginata, Yari...
Deux vidéos de démonstration de Yoseikan Kenjustsu :
A noter que le Kenjutsu se travaille aussi sous forme sportive à l'aide des armes en mousse. Parce qu'au Yoseikan Budo, on est aussi de grands enfants. 
Yoseikan Iaido
Le Iaido est l'art de dégainer le sabre. Autrement dit, le but ultime du Iaido est qu'il n'y ai pas même de combat. On dégaine, on coupe et c'est fini.
Hiroo Mochizuki démontre le Iaido (2010)
Yoseikan Bajustsu
N'ayant jamais pratiqué ni de près ni de loin cette partie du Yoseikan, je vous cite tel quel le site officiel :
Le Yoseikan Bajutsu permet de pratiquer le tir à l’arc, le lancé de javelot, le naguinata et le bâton mousse. Outre la maîtrise du maniement de ces différentes armes, il nécessite une certaine forme de complicité entre le pratiquant et le cheval. En développant l’harmonie et l’échange avec le cheval, cette forme de pratique favorise aussi la maîtrise de l’équitation.
Yoseikan Ak-47
Non, je déconne, on va pas aussi loin. 
Et je ne pense pas que Maître Mochizuki cautionne l'usage des armes à feu...
bien sûr, tout ceci n'est qu'une liste non exhaustive de ce que l'on pratique. Maître Mochizuki conseille souvent aux pratiquants d'aller voir ce qui se fait ailleurs, pour enrichir sa pratique et celle du Yoseikan Budo en général.
Toute technique est utilisable, à partir du moment où elle respecte les principes du Yoseikan Budo. Le Yoseikan Budo ne peut donc pas être défini comme un catalogue de techniques car celui-ci est en perpétuelle expansion !
Et encore, là, je n'ai parlé que de la partie traditionnelle !
Donc si vous aimez les arts-martiaux, mais que ce qui vous retourne les tripes c'est le combat, le vrai, celui où l'on sue, où l'on donne des gnons (et où on en prend aussi), n'attendez plus, passez au chapitre suivant !
Yoseikan Budo Sportif
En dehors de la compétition où le règlement est restrictif pour des raisons de sécurité, le combat sportif au Yoseikan Budo se pratique généralement sous forme de combat libre (pieds-poings-genoux-projection-combat au sol-soumissions). Soit sous forme plein-contact, soit sous une forme souple dont le but n'est pas de vaincre son adversaire mais de développer ses qualités techniques (exécution, timing, initiative, créativité...).
En plus du combat à mains nues, on trouve aussi des ateliers avec armes en mousse (courte, moyenne et longue, pour simuler respectivement couteau, matraque ou sabre court et sabre) pour exploiter les techniques apprises dans la partie traditionnelle dans un contexte plus "viril" sans risque de blessure.
Selon les affinités de l'enseignant on trouvera dans chaque club une prépondérance pour tel ou tel aspect du combat. Si vous avez plusieurs clubs de Yoseikan Budo à proximité de chez vous, n'hésitez pas à les visiter tous, leur façon de pratiquer sera peut-être très différente !
Kumi Uchi et Ne-Waza
Kumi-Uchi : ancienne forme de lutte japonaise destinée à l'origine à déstabiliser un adversaire muni d'une armure. Les techniques de Kumi-Uchi furent intégrées aux différentes écoles de Ju-Jutsu, puis modifiées par ces dernières, en particulier suite à la modification puis la disparation des armures. On y pratique donc les techniques de projection en corps-à-corps.
Ne-Waza : combat au sol qui regroupe les immobilisations (Osae-Waza), les luxations (Kansetsu-Waza), les étranglements (Shime-Waza) et les écrasements musculaires (je sais pas-Waza
).
Autrement dit, le type de travail que l'on retrouve dans le Judo, la lutte, le grappling ou Ju-Jutsu brésilien.
Je n'ai pas trouvé de vidéo vraiment représentative de la façon dont on le travaille au Yoseikan Budo.
Yoseikan Kenpo
Sans doute l'une des parties les plus populaires chez les combattants venant au Yoseikan Budo. Ce n'est rien d'autre que la partie atemis (frappes) et projections du Yoseikan Budo.
Bien entendu, une fois entré au contact, rien n'interdit d'enchainer sur Kumi-Uchi et Ne-waza pour finaliser au sol. 
Cette partie se travaille soit sous forme de landoli d'entraide, c'est-à-dire de combat souple où chacun laisse l'autre s'exprimer un minimum (mais sans complaisance) soit sous forme plein-contact où cette fois on se rentre franchement dedans (vidéo dans le chapitre compétition).
Yoseikan Kenjutsu-mousse 
Le Yoseikan Budo utilise principalement trois armes en mousse :
- Combo : arme courte (couteau)
- Tambo : arme moyenne (matraque ou sabre court selon le contexte)
- Tchobo : arme longue (sabre)
Les ateliers ne se font pas uniquement à armes identiques mais les mixent sans problème, voire mettent en action un combattant désarmé contre un autre armé.
Sur cette vidéo, après une première partie de landoli d'entraide, on trouve du travaille au baton-mousse.
Yoseikan Training
Truc pour attirer les filles dans les clubs : de la musique techno à fond, et on frappe en rythme dans le vide, seul (Training) ou avec partenaire (Sparring). Je n'en dirai pas plus, ce n'est pas ma tasse de thé. Et comme dirait mon entraineur : "quitte à transpirer, autant le faire en combattant pour de vrai".
La compétition
La compétition de Yoseikan Budo comporte de multiples épreuves auxquelles tout le monde peut participer en fonction de son âge, son niveau ou son envie d'aller au charbon ou pas.
Combat plein-contact
Les pratiquants sont protégés de la tête aux pieds (casque, plastron, gants...) et les combats se déroulent en 2 manches gagnantes :
- Manche 1 : baton mousse. Le type de baton-mousse est tiré au sort avant le combat (tambo ou tchobo). A la mi-temps, les combattants changent de garde (on commence côté gauche, puis on passe côté droit) pour habituer les pratiquants à être aussi à l'aise à droite qu'à gauche.
- Manche 2 : pieds-genoux-poings-projections. Combat à mains nues donc. Sont autorisés coups de poings, de pieds, de genoux et projections. Pour des raisons purement pratiques, on ne continue pas au sol (avec le plastron, le casque et les gants c'est quasi-impossible). Le KO donne la victoire, mais celui-ci ne doit pas être explicitement recherché par les combattants.
- Manche 3 : en cas d'égalité, une troisième manche se déroule arme (combo) contre mains-nues. Bien entendu, à la mi-temps les combattants inversent les rôles. C'est dans ce genre d'exercice qu'on prend conscience que face à un couteau, on est vraiment démuni...
Combat plein contact élite
Réservé aux combattants titrés ou membres de l'équipe de France, le combat élite est une forme plus dure et plus libre du combat plein contact. Les combattants y sont équipés de casque de boxe amateur (ouvert, sans grille) et de gants de combat-libre depuis cette année (2011).
Le combat se déroule en deux rounds de 2 minutes. Toutes les techniques du pieds-poings et le combat au sol sont autorisés. La victoire s'obtient aux points, par KO ou soumission (étranglement, clé articulaire, écrasement musculaire).
Dim lights
Un petit best-of de la cuvée 2010 (avec les gants de Yoseikan classiques, moins bien adaptés au sol et au saisie)
Combat par équipe (bâtons-mousses)
A venir...
Duo technique
Cette fois, les combattants ne portent pas de protections puisque le contact n'est pas recherché. Le combat se déroule à mains-nues, par couple. Le but est de développer au maximum les qualités techniques de chaque combattant. A la fin de chaque combat, le jury attribue une note au couple qui vient de passer et comme au patinage artistique personne ne comprend rien à la notation.
En toute logique, c'est le duo qui a obtenu la meilleure note qui gagne.
J'oubliais de préciser, ce n'est pas de la démonstration, le combat n'est pas préparé à l'avance. Il s'agit plutôt d'établir un dialogue technique avec son partenaire.
Lors du duo technique, toutes les techniques du Yoseikan Budo sont autorisées !
Kata
A venir...
Conclusion
On s'éclate bien. 
Le Yoseikan Budo selon la famille Mochizuki
Citations de Hiroo Mochizuki
A propos de l’ondulation…
Au début, je cherchais une synthèse entre atémi et projection, mais je n’y arrivais pas. On ne percevait pas clairement que dans les deux cas la transmission d’énergie se fait sur la même base. Mais quand j’ai compris que c’est le mouvement ondulatoire qui transmet l’énergie, la connexion entre projection et atémi est naturellement devenue claire.
Le coup est le début de l’onde énergétique, et la projection est l’aboutissement de cette onde énergétique. La différence n’est qu’apparente.
Par exemple, le coup de point en karaté : il est court et la vibration passe par les muscles. Cette onde a néanmoins une amplitude très faible. On utilise le même coup de poing en Tai-Chi. L’énergie passe par l’intérieur, c’est quasiment une vibration intérieure. Pour le sabre, on a besoin d’un grand mouvement, de même pour les projections, pour un coup de poing, d’un plus petit. Ensuite il y a les vibrations qu’utilisent certaines techniques de Karaté, ainsi que le Tai-Chi.
A propos du Yoseikan Budo
Pour moi c’est le fondement du Yoseikan Budo.
Comprenez-moi bien, c’est une recherche permanente, dans un cercle plus large. Toujours en relation avec les différents arts-martiaux.
Beaucoup disent que le judo c’est le judo, le karaté c’est le karaté, et l’aïkido c’est l’aïkido… Il veulent voir des différences. Je suis persuadé que c’est une erreur car on a, bien plus que par le passé, besoin de pouvoir s’adapter. Quand on apprend quelque chose, on apprend une partie, une partie de quelque chose qui normalement constitue un tout. Mais on ne veut pas reconnaître cela. Pourtant, c’est toujours là, autour de nous.









